Une application de déconnexion pour changer ses habitudes

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Et si durant le temps des fêtes, on en profitait pour se déconnecter totalement ? C’est ce que propose Laurie Michel, une résidante de Saint-Sauveur, qui a fondé Vivala Offline. Une application pour nous aider à se déconnecter et revoir notre rapport à la technologie.

Cette nouvelle application mobile est disponible depuis le 19 décembre sur Google Play. Elle sera disponible sur Apple Store au début de l’année 2021. Il s’agit de la première application québécoise de ce genre.

L’application offrira un programme d’aide à la déconnexion de 30 jours. Celui-ci a été élaboré avec une psychologue spécialisée en cyberdépendance. Ainsi, chaque jour, il faut faire une activité de réflexion sur son utilisation. « Il y a des objectifs à atteindre et ceux-ci sont adaptés à la réalité de tous. Lorsqu’un niveau est atteint, une récompense est offerte à l’utilisateur. » La première version de l’application propose 10 niveaux de déconnexion à atteindre.

Le mode Vivala

Ainsi, plus on passe d’heures en mode « Vivala », qui est un mode 0 appel, 0 notification, 0 message, plus on a accès à des fonctionnalités, des activités à faire à la maison ou encore des rabais chez certaines entreprises locales, comme La Belle excuse, par exemple. Sur l’application, on y trouvera une carte répertoriant les entreprises partenaires. Ces dernières offrent des produits, services ou activités qui favorisent la déconnexion.

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Avec un abonnement annuel de 45$, d’autres fonctionnalités sont offertes :

- Quiz pour évaluer la relation que vous entretenez avec votre téléphone

- Suivi de vos progrès à l’aide de données comparées « téléphone/mode Vivala

- Astuces bien-être hebdomadaires

- Défis entre membres

- Agenda personnalisé pour programmer à l’avance des heures en mode Vivala

- Système de points avec rabais chez les partenaires participants

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L’application est à la fois éducative et ludique, parce que celle-ci amène une prise de conscience et les gens à réfléchir sur leur relation avec la technologie, mais d’une façon très légère, sans obliger les gens à faire quoi que ce soit. « Pour aider les gens, ça passe par l’éducation. Il faut aussi amener les utilisateurs à comprendre toute la machination derrière la technologie, comme il est mis de l’avant dans Social Dilemma. Si on ne se penche pas sur la question, on ne s’imagine pas tout ce qui est fait pour nous garder dans l’application », explique Laurie Michel.

Aider les gens à s’évader

La fondatrice, Laurie Michel, rêvait de réaliser cette idée qu’elle avait en tête depuis des années. « Pour moi, les chevaux ont toujours été ma façon de déconnecter, de prendre l’air. Je me demandais comment les gens qui n’avaient pas de passion comme celle-ci faisaient pour s’évader. » Elle a donc voulu aider les personnes à prendre conscience du temps qu’ils passent sur leur téléphone, mais aussi pour des raisons de santé mentale et physique.

Marie-Catherine Goudreau, Initiative de journalisme local, Journal Accès