Une course sur simulateur au profit de la Société canadienne du cancer

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Les cinq coureurs automobiles de l’équipe de course LoRaZ eRacing Team de la Mauricie/Centre-du-Québec viennent de compléter les 24h virtuelles de Suzuka pour Anna. Cette compétition d’endurance sur simulateur de course s’est tenue les 9 et 10 janvier derniers.

Cette course de simiracing sur simulateur de marque Assetto Corsa Competizione a impliqué une quarantaine d’équipes et des centaines de coureurs automobiles en provenance de plusieurs dizaines de pays. L’événement, aussi appelé Les 24 heures pour Anna, a un objectif caritatif. La LoRaZ eRacing Team québécoise a choisi d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer.

L’équipe est composée de Bryan Deschênes, Benjamin Sery, David Soucy ainsi que des frères Dominique et Pascal Boisvert. Pascal a eu un cancer il y a sept ans. Il en est guéri.

La COVID-19 l’a toutefois empêché de participer au dernier Relais pour la vie Nicolet-Bécancour, comme il le fait depuis 10 ans. Son équipe a donc décidé de profiter des 24h de Suzuka pour amasser des fonds qui seront remis à la Société canadienne du cancer.

«Tout le monde de l’équipe est touché de près ou de loin par le cancer. Notre mère a été touchée, celle de Bryan aussi», confie Pascal Boisvert.

«On était chacun chez nous, une heure par pilote. On arrive au puits et on passe les commandes au prochain pilote. Moi j’étais chef d’équipe et surveillais la pression des pneus, les changements mécaniques», explique-t-il.

« On n’a pas beaucoup dormi. C’est un défi d’endurance qu’on se lançait. On a réussi à aller chercher près de 400 $ pour l’instant. On demandait aux gens de faire un don de 24$ pour chaque heure de course qu’on réalisait. »

Dominique et Pascal Boisvert savent ce dont ils parlent. Ils coursent aussi dans la vraie vie, sur piste, en Formule 1600. Dominique est chef mécano, Pascal est chef d’équipe et Martin Brousseau, le pilote de la voiture qui leur appartient à tous trois.

Les simulateurs de course sont très utiles aux coureurs automobiles en mal de volant et de parfums d’essence.

«On apprend les pistes, à se battre avec d’autres pilotes, à faire des dépassements. Ce n’est pas un jeu arcade ».

L’affaire est prise très au sérieux par les pilotes virtuels des 24 heures: « Il y avait des marshals en cas de collision pour déterminer les pénalités… pour gérer les pneus, les freins, l’essence, les arrêts aux puits, les temps. C’est très très réel. C’est vraiment une simulation d’une course d’endurance ».

L’équipe n’est pas montée sur le podium avec sa 26e position, mais a su relever le défi des 24 heures consécutives au volant. L’équipe avait aussi pu se faire la main le 3 janvier dernier, lors de la course Shakedown de 3 heures.

Benjamin Sery est celui qui a dessiné le logo et fait la déco de la voiture de l’équipe. Il était aussi au volant durant la course. « En ces temps de confinement, ça nous permet de nous évader et malgré la distance, de socialiser ».

M. Sery participe normalement à des compétitions de Mini-z (téléguidé automobile), mais sa piste est fermée depuis le début de la pandémie.

« La compétition me manquait beaucoup. J’ai pu renouer avec la course automobile et ça me fait un bien fou, se réjouit Benjamin Sery. Je n’ai pas eu la chance de connaître ma grand-mère maternelle à cause de cette foutue maladie, alors si je peux contribuer à ma manière, pourquoi pas!»

L’équipe se prépare maintenant pour les qualifications des courses hebdomadaires du circuit eGT organisée par un Trifluvien et dont la nouvelle saison débute cette semaine.

LoRaZ eRacing Team sera aussi sur la ligne de départ des 9 heures de Nürburgring le 23 janvier prochain.

L’équipe est toujours à la recherche de commandites qui seront versées à la Société canadienne du cancer. On peut les joindre via leur page Facebook. www.facebook.com/LorazeRacing/

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud