Une recherche sur la trufficulture

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La Dre Véronique Cloutier est une spécialiste de la truffe sauvage et des champignons souterrains. Les efforts qui se déploient dans la région et au Québec vont favoriser le développement dynamique de la trufficulture en Mauricie, affirme-t-elle.

« Il y a peu d’études sur les truffes au Québec. On découvre souvent de nouvelles espèces ». Elle met cependant en garde de les consommer sans en connaître la variété. « Elles ne sont pas toutes propres à la consommation », note Mme Cloutier.

Elle soumet même les siennes à des tests d’ADN!

Mme Cloutier propose aux amateurs de champignons sauvages qui veulent se faire la main en truffes sauvages de profiter des sorties guidées en forêt.

« L’idée est d’abord de comprendre comment en trouver. Des fois, on en a dans nos cours arrière et on ne le sait même pas ».

Les truffes sauvages ont absolument besoin d’un animal qui va les consommer et disperser les spores via leurs fèces pour se reproduire. Les truffes affectionnent les milieux alcalins en forêt. Mme Cloutier en a trouvé des centaines dans des forêts de sapins. Il s’agit d’y retourner, car les truffes repoussent chaque année au même endroit.

La truffe est le résultat de l’association entre le champignon et un arbre. « On est vraiment dans un bon moment pour cultiver la truffe au Québec. Et en les associant aux noisetiers, on peut aussi récolter les noix qu’ils produisent en attendant que les truffes arrivent à maturité. »

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud