Vers une grève de la faim à la prison de Bordeaux?

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Ahuntsic-Cartierville -Une trentaine de personnes incarcérées à l’établissement de détention de Montréal ont refusé de manger ce midi pour demander la fin du confinement dans leur secteur.

Au terme de 14 jours d’isolement et après avoir été soumis à un dépistage vendredi, les 34 pensionnaires du secteur D6 demandent à ce que l’établissement leur permette de quitter leurs cellules, où ils ont été confinés depuis le 1er février.

Le 27 janvier, plusieurs secteurs de la prison de Bordeaux ont été placés en confinement dans le but de contenir une éclosion qui progresse depuis le début de l’année dans l’établissement carcéral.

Selon des informations rapportées par La Presse vendredi, la moitié des quelque 800 détenus étaient confinés à leur cellule. Malgré ces mesures, les cas continuent de s’accumuler.

Après avoir atteint un pic de près de 150 cas actifs à la fin de la semaine dernière, on dénombrait lundi 125 personnes incarcérées et 28 membres du personnel infectés, soit sept cas de plus que vendredi.

Sur les 34 personnes incarcérées dans le D6, 32 ont passé un test de dépistage vendredi et aucune n’a eu de résultat positif, selon nos informations que ni le ministère de la Sécurité publique ni la Direction régionale de la santé publique de Montréal n’avaient confirmé au moment de publier

Il y a une dizaine de jours, le MSP avait expliqué qu’un confinement préventif pouvait s’appliquer dans différentes situations.

Le MSP avait précisé au JDV que la durée du confinement est « habituellement de 14 jours », mais le MSP n’avait pas répondu à la demande du JDV à savoir si des personnes incarcérées dans certains secteurs étaient maintenues en isolement depuis plus de 14 jours, même en l’absence de résultats de tests positifs.

Les 34 personnes incarcérées du D6 indiquent avoir l’intention de manger ce soir, mais comptent entrer en grève de la faim à compter de demain matin si le confinement n’est pas levé dans leur secteur.

« Selon mon expérience, ça fait tout le temps bouger les choses quand le monde ne mange pas », assure notre source.

Simon Van Vliet, Initiative de journalisme local, Journal des voisins