Victime du délestage en santé, Rosine Chouinard-Chauveau s'éteint

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La jeune mère de 28 ans a succombé à un problème de santé dans l’attente d’une intervention chirurgicale.

Rosine Chouinard-Chauveau, fille des comédiens Violette Chauveau et Normand Chouinard, n’est plus. La jeune mère de 28 ans a succombé le 18 février à un problème de santé dans l’attente d’une intervention chirurgicale, qui n’a pas pu avoir lieu à temps en raison du délestage dans le système de santé, a indiqué l’Agence artistique Duchesne, qui représente ses deux parents comédiens.

Rosine Chouinard-Chauveau laisse dans le deuil son jeune fils Maël, ses parents, ses proches et ses amis.

Voulant suivre les pas de ses parents au théâtre, comme au cinéma et au petit-écran, Rosine a incarné plusieurs rôles dans sa carrière d’actrice, dont celui de Mégane dans le drame québécois de Nathalie Saint-Pierre Catimini (2012) et dans les séries télé 30 vies et Le berceau des anges (2015).

La jeune actrice a joué aux côtés de Rémy Girard en 2017 dans la pièce de théâtre La Leçon, mise en scène par son père Normand Chouinard, dans laquelle elle a incarné le rôle de l’élève défendu en 1996 par sa mère Violette Chauveau.

Rosine a également été dirigée sur la scène par son père dans les pièces Un homme, deux patrons et L’Hôtel du libre-échange.

Souhaitant vivre son deuil dans l’intimité, la famille communiquera les détails relatifs aux funérailles ultérieurement.

Témoignages

Ami proche de la famille, l’artiste multidisciplinaire André Robitaille a témoigné au Devoir sa consternation pour le décès de la jeune actrice. « C’est dur à comprendre. Normand est comme un frère pour moi. J’ai vu Rosine grandir, elle et mon fils jouaient ensemble quand ils étaient enfants. Elle avait toute la vie devant elle et voulait mordre dedans, ses parents la soutenaient. Le monde hospitalier crie et le décès de Rosine est un exemple frappant de la réalité. Il y a une réflexion franche à avoir », souligne le co-producteur de la pièce contemporaine Des Cailloux plein les poches, mise en scène par Normand Chouinard.

D’autres figures politiques et culturelles ont exprimé leurs condoléances à la famille sur Twitter.

« Sous le choc de la terrible nouvelle du décès de la jeune comédienne Rosine Chouinard Chauveau, la direction du Rideau Vert tient à offrir ses plus sincères condoléances à ses parents Violette et Normand. Nous avons eu le plaisir d’accueillir Rosine en 2017 dans La Leçon d’Eugène Ionesco, c’était une jeune artiste talentueuse, à l’aube d’une carrière et d’une vie pleine de promesses. La mort est cruelle, mais quand elle survient à un si jeune âge, c’est une tragédie », a écrit l’équipe du Théâtre du Rideau Vert.

« Quand elle venait voir son papa au travail, Rosine courait dans les couloirs du Conservatoire. On entendait ses petits pas sur le marbre. Ça égayait mes journées entre deux répétitions de tragédies de Racine. Aujourd’hui, Rosine est devenue une tragédie, contemporaine et abominable », a témoigné l’actrice Salomé Corbo.

« Je suis secouée par le décès de la Jeune Montréalaise Rosine Chouinard Chauveau et j’offre mes plus sincères sympathies à sa famille et ses proches. S’envoler alors qu’on a la vie devant soi est d’une grande tristesse », peut-on lire sur le compte de la mairesse de Montréal Valérie Plante.

« Une triste et bouleversante nouvelle. La mort de Rosine Chouinard-Chauveau rappelle que l’impact de la pandémie va bien au-delà des statistiques officielles. Toutes mes pensées accompagnent sa famille et proches à qui j’offre mes sincères condoléances », a exprimé Marie Montpetit, porte-parole en matière de Santé du PLQ et ex-ministre de la Culture.

« Mes plus sincères condoléances à ses parents et ses proches. Quelle tristesse ! », a partagé Christine Saint-Pierre, ex-ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec.

« Vraiment, mon cœur de parent s’est serré en lisant cette dramatique nouvelle. Mes condoléances à monsieur Chouinard et à madame Chauveau, aux proches et aux amis. Je pense aussi à son petit garçon, Maël », a indiqué Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral (PLQ).

Karla Meza, Initiative de journalisme local, Le Devoir